N’ayez pas peur

de/von , et/und - 19-5-2010 - Catégories/Kategorien: Critiques/Kritiken, Français

Bi, dung so ! de Phan Dang Di

Bi, dung so

Le réalisateur Phan Dang Di établit son film sur des questions. Nous sortons de la salle perdus, sceptiques du message qu’il à voulu transmettre. Tant de thèmes sont abordés mais aucun n’est vraiment résolu. Nous sommes libres de choisir notre interprétation, nos réponses. Le réalisateur traite dans ce film tellement de sujets qu’il est à vrai-dire difficile d’en sortir convaincu. On reste confus sans être troublés. Il y a trop de questions posées pour qu’on puisse réellement y réfléchir. La maladie, la mort, l’adultère, l’enfance. Chaque thème pose une interrogation, ce qui nous perd totalement. On ne maîtrise pas le film, on ne l’apprécie pas. Cependant, Phan Dang Di arrive à nous imposer son atmosphère. Une lumière plutôt sombre, pesante, une chaleur étouffante et un cadre soigné. Il joue avec nos sens en passant de l’extrême chaleur à la glace. Les personnages aussi nous refroidissent par leur personnalité et leur comportement, alors que d’autres nous réchauffent le cœur. Le seul problème est qu’il ne parvient pas à nous transmettre son intention d’utiliser un scénario fragmenté et porteur de sens. Un discours un peu flou, parsemé de symboles, comme l’eau, la verdure, la température, sous toutes leurs formes. Tout cela dans une situation familiale complexe, une famille désunie, sans lien, qui se retrouve autour du grand père malade, autant dans le scénario que dans le cadre. Les personnages les plus nobles sont alors Bi, l’enfant, et son grand père.

Seul un œil averti semble être capable de déceler la réelle force du film car il engendre la réflexion, une remise en question. Ce film n’est pas à voir mais à regarder. Ce film n’est pas à regarder mais à réfléchir.

Photo: Festival de Cannes/Semaine de la Critique

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