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Archiv für die Kategorie ‘Allgemein / Général’ / Archives de la catégorie ‘Allgemein / Général’


Aujourd’hui, une fable sociale au rythme manqué

von/de - 12-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Filmkritiken / Critiques

Aujourd’hui commence la veille et a pour lendemain la mort. Aujourd’hui est un conte mais brosse le portrait de la société sénégalaise actuelle. Aujourd’hui est une tragédie.

Le film d’Alain Gomis s’étire sur une seule journée, celle d’un homme, Satché, qui se réveille un matin avec la certitude qu’aujourd’hui est le dernier jour de sa vie. Aujourd’hui est l’histoire d’un retour au pays : exilé aux Etats-Unis, Satché décide de retourner dans son pays d’origine, le Sénégal. Qu’il y trouve la mort, c’est là toute la surprise du film qui se trouve chargé d’entrée de jeu d’une puissance dramatique.

La tragédie

Le dispositif tragique est mis en place dès le début du film avec un carton qui fonctionne comme une didascalie : « Par ici, il arrive que la mort prévienne de sa venue. Cela se passe la veille [...] ». La première image du film est celle d’une mer après le coucher du soleil : une image de l’au-delà qui reviendra de façon discrète au cours du film comme une réminiscence sonore lorsque Satché se décide à se mettre à son voyage de la journée, à rentrer chez lui, auprès de sa femme et ses enfants. Si Aujourd’hui est une tragédie, c’est bien parce qu’une question ne quitte pas Satché tout au long du film : pourquoi moi ? Quelle est ma faute pour que je mérite la mort ?

La fable sociale

Le film est particulièrement réussi lorsqu’il présente comme des évidences des choses qui n’en sont pas : pourquoi la ville entière semble-t-elle être au courant de la mort de Satché ? Dès lors, la mort n’est plus présentée comme une affaire privée mais comme un événement collectif auquel vient se greffer la société. C’est en cela qu’Aujourd’hui est une fable sociale. La première partie du film est une liturgie, un enterrement en avance vécu à l’échelle de toute une ville : commencé en caméra subjective, très proche de Satché, de ses sensations (la caméra suit le regard de Satché qui se pose sur son propre corps, sur des éléments angoissants de sa chambre), le film s’élargit à la famille, aux connaissances, puis à des inconnus, pour donner la parole à toute la société. Le condamné à mort reçoit d’abord les bénédictions de son père, les pleurs de sa mère, les reproches et piques de sa sœur, passe un seuil de porte sur lequel de l’eau a été jetée, puis accepte les offrandes de ses proches et d’inconnus. Oraison funèbre, liturgie traditionnelle, le film s’élargit à une dimension documentaire alors qu’il devient de plus en plus critique vis-à-vis de Satché. Alain Gamis insère des images prises ces dernières années à Dakar qui traduisent l’ambiance économique et sociale du pays, bien loin des bienveillants chants d’adieu à Satché. L’image change et se fait documentaire (l’image change de qualité et se rapproche d’une image vidéo) pour donner la parole à différents visages, qui crient leur colère à la caméra. Manifestants, mendiants, laissés pour compte, c’est le désespoir de la société sénégalaise qui semble d’abord troubler les adieux de Satché à la vie. Mais alors que ses amis, son ancienne amante, l’accablent de reproches, de cinglants constats d’échec (« tu n’as rien vécu »), l’angoisse accable le jeune homme et la dimension corporelle, physique, prend le pas sur la dimension spirituelle.

Jouer la mort

Face à ses adieux ratés à la vie, le personnage devient de plus en plus passif, se sent de plus en plus impuissant face à ce rituel qui semble organisé sans lui (étrange fête organisée par la municipalité en son honneur, terminée avant son arrivée et à laquelle il ne peut se désaltérer). Le reflet de sa propre perte de maîtrise face à l’organisation temporelle de cette journée est magnifiquement illustrée par la lumière atone, neutre, toujours semblable, comme un éternel midi qui accompagne le film en donnant l’impression que la journée refuse d’avancer. Une belle idée : illustrer l’impuissance du héros par une atonie temporelle et rythmique. C’est toute la force mais aussi la faiblesse du film d’Alain Gomis qui choisit de raconter une fable tragique sans maîtriser pour autant toute la tension dramatique qu’elle contient. La préparation de cet homme à la mort devient parfois trop anecdotique. L’énumération de faits, rencontres et lieux se fait au détriment de la construction de nœuds, tensions et résolutions. Le film s’essouffle et passe à côté d’un rythme que l’on aurait aimé qu’il trouve. Seule la fin, que nous ne dévoilerons pas, trouve une musique, des lumières et une tension que le reste du film n’avait que trop diluée.

 

 

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Auftakt Talent Campus – Changing Perspectives

von/de - 12-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Begegnungen / Rencontres, Deutsch, Live von der Jury / Le jury en direct


Gaston Kaboré, Juliette Binoche

Die Auftakt-Veranstaltung des Talent Campus klang vielversprechend. „Changing Perspectives“: Wie können Künstler ihren eigenen Visionen treu bleiben und trotzdem offen bleiben für Veränderungen. Auf dem Podium waren die französische Schauspielerin Juliette Binoche und der Regisseur Gaston Kaboré aus Burkina Faso. Doch das Gespräch war enttäuschend. Eine Stunde ist wenig Zeit, um wirklich in die Thematik einzutauchen. Außerdem bleibt das Gefühl, dass die Gäste viel zu sagen haben, aber eben nicht darüber, wie sie ihre eigenen Visionen konkret durch neue Perspektiven erweitern, über Konflikte Eigenes und Fremdes zu verbinden. Weiterlesen/Lire la suite »

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“Indignados” : les images d’une révolution – mais encore?

von/de - 12-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Filmkritiken / Critiques, Français

Errances d’une jeune sans-papier (Mamebetty Honore Diallo)

Des rues en pente, une forte pluie et un ciel gris : une vraie nature morte. Et soudain, des oranges viennent animer le tableau, dégringolent les rues à n’en plus finir, rebondissent et roulent dans la même direction, de plus en plus bruyantes. Nous sommes en Tunisie, janvier 2011. Le réalisateur Tony Gatlif rend hommage au marchand de légumes Mohamed Bouazizi qui s’est immolé par le feu un mois auparavant.

La musique prend de l’ampleur et nous projette dans les rues de Paris. La caméra fixe des abris de fortune, les uns après les autres. Impossible de détourner le regard. Mais déjà, le spectateur est emmené place de la Bastille, plongé dans les rassemblements “real democracy”. Le film l’invite à observer la France à travers les yeux de Betty, jeune fille à la rue : il en va des médias français qui ne se lamentent plus que de la crise, des Français moroses et de la dictature des marchés financiers qui l’emporte sur paix et démocratie.

Ici et là, des citations du petit livre “Indignez-vous!” de Stéphane Hessel sont taguées à l’écran. Rien d’étonnant, le film se veut prolongement du bestseller. Weiterlesen/Lire la suite »

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Ugandas Schwule und Lesben im Kampf für Gleichberechtigung

von/de - 12-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Deutsch

In ihrer berührenden Dokumentation „Call Me Kuchu“ zeigen die Regisseurinnen Katherine Fairfax Wright und Malika Zouhali-Worrall das Leben und den Kampf von schwulen und lesbischen Aktivisten und Aktivistinnen in Kampala, der Hauptstadt Ugandas. Die „Kuchus“, wie sie vor Ort genannt werden, kämpfen mutig gegen die Widerstände eines repressiven Systems für ihre Gleichberechtigung.

Der berühmteste dieser Aktivisten, David Kato, wurde im Januar 2011 ermordet. Knapp ein Jahr nach seinem Tod feiert „Call Me Kuchu“ am 11. Februar auf der Berlinale Weltpremiere. Cafebabel Berlin hatte Gelegenheit, die beiden Regisseurinnen per E-Mail zu interviewen, bevor sie in den Flieger in die deutsche Hauptstadt stiegen. Weiterlesen/Lire la suite »

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Dialogue en route

von/de - 11-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général

Die „Dialogue en perspective“-Jury unterwegs auf der Berlinale (1)


Die Jury mit Linda Söffker und Jan Henrik Stahlberg

Franziska Hessberger, Gustave Shaïmi, Deniz Sertkol

Philipp Wolf, Sandra Jumel, Matúš Krajňák, Marion Siéfert

Zu Hause in ganz Europa

von/de - 11-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Deutsch, Live von der Jury / Le jury en direct

Jurymitglied Matúš Krajňák

Zum zweiten Mal ist in diesem Jahr ein Mitglied in der Dialogue en perspective-Jury des Deutsch-Französischen Jugendwerks vertreten, das weder aus Deutschland noch aus Frankreich kommt. Den 23-jährigen Slowaken Matúš Krajňák hat es schon früh ins europäische Ausland gezogen. Er besuchte Filmhochschulen in Bratislava und Brüssel, war freiwilliger Mitarbeiter für die Deutsche Kriegsgräberfürsorge und hat schon mehrere kürzere Filme gedreht. Heute lebt der multilinguale Matúš in Berlin und studiert seit letztem Herbst Regie an der Deutschen Film- und Fernsehakademie.


Was hat dich gereizt, an der Jury teilzunehmen?

Ich bin kein Filmwissenschaftler, sondern gerade auf dem Weg, Regisseur zu werden. Da habe ich mir gedacht, warum das Ganze nicht einmal von der anderen Seite betrachten. Und ich freue mich auf neue deutsche Filme. Bisher kenne ich mich mit deutschem Kino leider noch nicht besonders gut aus. Weiterlesen/Lire la suite »

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Prostitution : un job étudiant comme un autre?

von/de - 9-2-2012 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Filmkritiken / Critiques, Français

J’ai eu beaucoup de chance : au bout d’un mois à Paris, j’avais un super appart.” La jeune Alicja (Joanna Kulig) se livre sans pudeur à la journaliste qui l’interroge pour une enquête sur la prostitution estudiantine à Paris. “C’est comme les clopes, difficile d’arrêter“, confesse Charlotte (Anaïs Demoustier), avouant que l’odeur d’une pipe n’est rien à côté de celle des pulls en acrylique et des meubles “Conforama” de ses parents.

Confidences de femmes : Juliette Binoche, Anaïs DemoustierConfidences de femmes : Juliette Binoche, Anaïs Demoustier

Les entretiens résonnent dans la tête d’Anne (Juliette Binoche), journaliste pour le magazine féminin “ELLE”. Femme mariée d’âge mûr, mère de deux enfants, adepte de Radio Classique et de petits plats bios, aurait-elle refusé de considérer une facette de la société qui l’entoure ? Plongée dans la rédaction de son enquête, Anne interroge sa propre sexualité comme celle de son mari depuis le balcon de leur bel appartement parisien. Weiterlesen/Lire la suite »

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Dialogue en route

von/de - 20-2-2011 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général

Die „Dialogue en perspective“-Jury unterwegs auf der Berlinale (5)

Yann-Eryl Mer
Florence Freitag, Yann-Eryl Mer, Eléonore Clovis
Ozan Mermer
Ozan Mermer
Andreas Fauser
Andreas Fauser

Preisverleihung

von/de - 20-2-2011 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Deutsch


Keine Überraschung, aber ein verdienter Gewinner: Nader and Simin, A Seperation

Die Bären sind vergeben, und die Internationale Jury unter dem Vorsitz von Isabella Rossellini hat überwiegend die Höhepunkte in einem insgesamt äußerst schwachen Wettbewerb prämiert. Der Goldene Bär ging wenig überraschend, aber durchaus verdient an den iranischen Beitrag Nadir and Simin, A Seperation, in dem Regisseur Asghar Farhadi minutiös zeigt, wie ein scheinbar harmloser Zwischenfall das Leben zweier Familien zu zerstören droht. Zudem gingen beide Darstellerpreise an das vollständige Schauspielensemble des Films.

Den Großen Preis der Jury bekam Béla Tarr für seinen vermutlich letzten Film The Turin Horse. Der Regisseur erzählt eine archaische, in einer endzeitlichen Naturlandschaft angesiedelte Geschichte um einen alten Mann, seine Tochter und ein Pferd und bedient sich dabei einer stark repetetiven Struktur. Mit dem Silbernen Bären für die Beste Regie wurde Ulrich Köhler mit seinem Film Schlafkrankheit ausgezeichnet. Die Geschichte um einen deutschen Arzt in Kamerun besticht dabei vor allem durch ihre traumwandlerische Inszenierung.

Die vollständige Preisträgerliste findet sich unter:
http://www.critic.de/special/berlinale-2011-alle-gewinner-3325/

Dialogue en route

von/de - 18-2-2011 - Kategorien/Catégories: Allgemein / Général, Live von der Jury / Le jury en direct

Die „Dialogue en perspective“-Jury unterwegs auf der Berlinale (4)

Romuald Karmakar, Yann-Eryl Mer, Andreas Fauser, Ozan Mermer, Florence Freitag
Romuald Karmakar, Yann-Eryl Mer, Andreas Fauser,
Ozan Mermer, Florence Freitag
Foto: © IFB / Claudia Kohl